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« Can You and I really dance Together ? » c’est en repensant à cette question posée par Cyd Charisse à Fred Astaire dans Tous en scène de Vincente Minnelli que Patric Chiha dit avoir « trouvé » la forme de son film au milieu des centaines d’histoires que ses rushes auraient pu raconter. C’est là que se rejoignent la pièce et le film : dans une interrogation commune sur le mystère de l’alchimie du désir. C’est aussi ce qu’évoque Gisèle Vienne lorsqu’elle dirige l’un des danseurs. Elle lui demande d’imaginer qu’il s’approche d’une jeune fille comme pour l’embrasser, mais qu’à chaque fois que le contact devient possible, une réticence naît en son corps et en sa conscience, qui lui font interroger son consentement et la compréhension des signaux renvoyés par ce corps étranger. La dramaturgie des appariements évoque toutes sortes de désirs, notamment macabres (celui d’une jeune fille qui rampe sur les corps en les reniflant) ou violents (celui de « Nazi Oskar » qui recherche la puissance de la possession d’autrui puis dont la violence explose).