Enfin, ou d’abord — on aurait pu commencer par là —, ce film embedded apporte une dimension physique, corporelle qui n’était pas présente, pas à ce point, jusque là chez Wang Bing. Un patient que sa femme contraint à se déshabiller plaisante sur le caractère « porno », voire « hardcore », de la manœuvre. Il sera bientôt repris en chœur par ses camarades, hilares. À la folie est bien en quelque manière un film porno, porno et même scato, l’urine y tenant une place essentielle pour venir rejoindre un autre cycle cher au cinéaste, celui des matières et des activités où elles sont prises : manger, cracher, fumer, et maintenant pisser.