Les affinités sont nombreuses, entre le cinéaste français et le cinéaste chinois, attestées au moins par la découverte que fit le second de Numéro Zéro, au festival de Rotterdam, dont il s’inspira ensuite pour réaliser Chronique d’une femme chinoise. Le motif du lit les éclaire, ces affinités, ce lit qu’Eustache ne quittait plus dans les derniers mois de sa vie et dont on sait quelle ressemblance il entretient avec le linceul. La dimension testimoniale ou funèbre est centrale, dans ces deux œuvres, recueil de traces, hommage à ce qui n’est plus et ne sera bientôt plus : c’est par le lit que cette dimension passe, notamment.